Bruno Retailleau, président des Républicains, dévoile un ensemble de réformes économiques ambitieuses visant à revitaliser le marché du travail et le système social français. Il propose notamment la suppression des 35 heures, le remplacement du RSA par un revenu d’incitation à l’activité (RIA) et un durcissement des conditions d’indemnisation de l’assurance-chômage. Ces mesures, présentées dans une optique de clarté et d’efficacité, cherchent à redynamiser l’emploi et à encourager l’activité salariale, tout en rationalisant les aides sociales pour stimuler la croissance et réduire les dépenses publiques.
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Fin des 35 heures : un levier pour booster le pouvoir d’achat et la compétitivité
La réforme phare de Bruno Retailleau concerne la sortie du cadre actuel des 35 heures hebdomadaires. Selon lui, ce dispositif, en place depuis plusieurs décennies, freine la dynamique économique en limitant les revenus des salariés et en alourdissant les charges des entreprises. Il propose ainsi une annualisation du temps de travail avec un mécanisme « zéro cotisation » au-delà de deux jours de travail supplémentaires par semaine, soit un seuil fixé à 1623 heures annuelles contre 1607 aujourd’hui. Cette mesure doit permettre aux salariés de gagner plus, notamment via un 13e mois implicite, tout en réduisant significativement le coût du travail pour les employeurs.
L’objectif affiché est de sortir d’une vision doléante du travail pour le valoriser davantage. En baissant les charges sociales sur les heures complémentaires et supplémentaires, cette réforme entend stimuler l’emploi, accroître la productivité nationale et encourager la négociation collective pour adapter le temps de travail aux besoins réels des entreprises et des salariés. Elle s’inscrit par ailleurs dans une volonté plus large de corriger un modèle économique à bout de souffle, face aux nombreux cafouillages budgétaires qui ont fragilisé la confiance des acteurs économiques et des citoyens.
Le RIA : remplacer le RSA par un revenu d’incitation à l’activité
Pour Bruno Retailleau, le système actuel des aides sociales, notamment le RSA, la prime d’activité et l’allocation de solidarité spécifique (ASS), présente des limites majeures qui découragent le retour à l’emploi. Il propose de les fusionner dans un dispositif innovant baptisé « revenu d’incitation à l’activité » (RIA). Ce revenu serait versé à hauteur de 550 euros par mois, comparable à celui du RSA, mais avec une condition : l’obligation pour le bénéficiaire de réaliser au moins 15 heures d’activité hebdomadaire.
Le RIA doit ainsi encourager une participation effective au marché du travail, tout en garantissant un soutien financier aux personnes éloignées de l’emploi. Plus encore, chaque heure travaillée permettra au bénéficiaire de cumuler son salaire avec un RIA ajusté, ce qui créera un effet de levier direct entre activité professionnelle et revenus perçus. Ce système entend corriger les « dérives » actuelles des aides sociales en plafonnant les cumuls d’allocations à 70 % du SMIC afin de préserver un différentiel incitatif important entre revenus du travail et solidarité.
La mise en place d’un compte social unique doit également rationaliser la complexité administrative liée à la multiplicité des guichets et règles d’attribution. Cette simplification vise à renforcer l’efficacité et la lisibilité de la politique sociale, tout en réalisant des économies significatives estimées à au moins 10 milliards d’euros. Cette proposition intervient dans un contexte où les enjeux liés à l’emploi et à la cohésion sociale sont au cœur des débats publics, notamment face aux difficultés observées dans la gestion des aides et aux tensions autour de la réforme des retraites.
Renforcement de l’assurance-chômage : sanction et contrôle accrus
Un autre axe important du programme de Bruno Retailleau concerne le durcissement des règles relatives à l’assurance-chômage. Il prône une sanction effective dès le troisième refus d’une offre d’emploi raisonnable, un dispositif déjà pratiqué dans plusieurs pays européens. Ce durcissement vise à inciter les demandeurs d’emploi à une meilleure réactivité face aux opportunités et à réduire les abus.
Par ailleurs, il souhaite corriger plusieurs dérives identifiées, telles que l’encadrement plus strict des ruptures conventionnelles, le calcul des indemnités chômage des travailleurs transfrontaliers sur la base des salaires français, ainsi que le contrôle des pratiques visant à alterner emploi et chômage de manière stratégique pour recharger les droits. Ces mesures doivent permettre une meilleure régulation du système, augmenter sa viabilité financière et responsabiliser ses bénéficiaires.
Enfin, Bruno Retailleau propose un dispositif rénové pour le cumul emploi-retraite, notamment en instaurant une exonération totale de cotisations retraite et chômage pour les salariés ayant acquis tous leurs trimestres mais n’ayant pas encore atteint l’âge légal de départ. Cette réforme a pour but de valoriser l’expérience des seniors tout en allégeant le coût de l’emploi pour les entreprises.
Ces réformes s’inscrivent dans un contexte plus large de remise à plat des politiques économiques françaises, alors que plusieurs initiatives gouvernementales récentes ont montré leurs limites, comme l’illustre la dégradation du modèle social-étatiste et les débats autour des finances publiques, comme évoqué dans les études à propos des projets de budget 2026 et des réformes fiscales en cours. Elles représentent un pari stratégique pour redresser une économie française confrontée à de nombreux défis sociaux et budgétaires.
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