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Budget 2026 : Éric Coquerel dénonce un texte qui laisse tout le monde insatisfait

Budget 2026 : Éric Coquerel dénonce un texte qui laisse tout le monde insatisfait

Le projet de budget pour l’année 2026, récemment présenté et adopté par usage de l’article 49.3, suscite une vive polémique. Éric Coquerel, président de la commission des finances à l’Assemblée nationale et député Insoumis, critique fermement ce texte, qu’il qualifie de compromis insatisfaisant pour l’ensemble des partis politiques. Son intervention met en lumière les divisions profondes autour des orientations économiques et fiscales du gouvernement pour l’année à venir.

Un budget contesté pour son contenu et son adoption

Éric Coquerel a vivement critiqué le recours au 49.3, procédure qui permet l’adoption d’un texte sans vote au Parlement, dénonçant un passage en force pour un budget jugé « qui ne satisfait personne ». Selon lui, ce compromis reflète une alliance fragile entre le macronisme et ceux qui lui ont apporté leur soutien, notamment certains membres du Parti socialiste, qui se sont montrés peu enthousiastes.

Cette situation a nourri un climat politique tendu, amplifié par le dépôt imminent d’une motion de censure par la France Insoumise. Ce recours parlementaire, bien que peu susceptible de réussir vu le manque de soutien politique, illustre l’opposition déterminée à contester un texte qui ne répond pas aux attentes des différentes forces de la gauche et même au-delà.

Les critiques sur les choix économiques du budget 2026

Outre la procédure contestée, le fond du budget 2026 est fortement remis en question. Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, a qualifié le texte de « fiasco » tant sur la forme que sur le fond. Il souligne les conséquences négatives que ce budget pourrait avoir sur l’activité économique nationale, pointant notamment une surtaxe maintenue sur les bénéfices des grandes entreprises, source de 7,3 milliards d’euros de recettes fiscales en 2026.

Cette mesure fiscale controversée fait l’objet de débats passionnés car elle illustre le difficile équilibre entre nécessité de financement public et attractivité économique. De son côté, le gouvernement défend ce choix, arguant de son utilité pour stabiliser les comptes publics et préparer l’avenir, bien que certains observateurs appellent à un ajustement pour favoriser la croissance.

Un impact social et économique au cœur des préoccupations

Le budget 2026 intervient dans un contexte économique marqué par une croissance modérée (+0,9% en 2025) et un emploi salarié privé quasi stable. Néanmoins, la réduction des marges de manœuvre budgétaires, notamment à cause de la charge croissante de la dette, reste source d’inquiétude. La Cour des comptes met en garde contre un endettement trop élevé qui risque de freiner l’investissement public et les dépenses sociales, des éléments essentiels pour répondre aux défis internationaux et nationaux.

Par ailleurs, des mesures comme la limitation du financement du permis de conduire via le CPF aux seuls demandeurs d’emploi risquent d’avoir un impact direct sur certains secteurs, comme les auto-écoles, et indirectement sur l’accès à l’emploi et la formation des jeunes. Ces décisions illustrent les arbitrages difficiles auxquels est confronté le gouvernement dans la gestion du budget et des priorités sociales.

Vers quelles perspectives pour le budget et les réformes à venir ?

Malgré les critiques, le budget 2026 doit permettre à la France de continuer à financer ses services publics et à soutenir ses investissements. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, défend un texte qualifié « d’imparfait mais utile », insistant sur la nécessité de sortir du climat d’incertitude économique et politique.

Par ailleurs, les débats sur la fiscalité, dont la surtaxe sur les grandes entreprises et les réformes du logement et de la formation, restent ouverts et pourraient évoluer. Le gouvernement devra continuer à ajuster ses choix budgétaires tout en maintenant un équilibre fragile entre rigueur financière et soutien à la croissance pour répondre aux exigences des partenaires sociaux et de la société civile.

Pour approfondir ces enjeux, consultez des analyses détaillées sur la surtaxe pour les grandes entreprises et les débats à l’Assemblée, ainsi que sur la réforme du financement du permis de conduire via le CPF.

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