Le budget communal d’Angoulême pour l’année à venir s’inscrit dans une logique de gestion rigoureuse et de continuité. Le maire actuel souligne qu’il s’agira d’un budget républicain, essentiellement dédié à la finalisation des projets déjà engagés, sans lancer de nouveaux chantiers majeurs. Cette approche marque un socle financier stable pour la prochaine mandature, qui devra toutefois pouvoir inscrire sa propre vision. Les prochains élus seront donc amenés à concilier la poursuite des investissements amorcés avec une exigence forte de maîtrise des dépenses et de désendettement.
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Un budget axé sur la continuité des projets structurants
Le premier point marquant de ce budget tient à la priorité donnée à l’achèvement des travaux initiés. Parmi eux figurent la construction des écoles de Bel-Air Grand-Font, la rénovation de l’école Cézanne-Renoir, ainsi que des équipements publics tels que la salle Gémard et la dalle Saint-Martial. Ce choix traduit une volonté claire d’optimiser les ressources en évitant la dispersion, ce qui constitue une base solide pour la prochaine équipe municipale. Cela va dans le sens d’une meilleure gestion des fonds publics en garantissant la finalisation des investissements déjà engagés.
Par ailleurs, cette stratégie budgétaire met de côté toute nouvelle initiative majeure pour privilégier l’efficacité des réalisations en cours et permettre à la future équipe d’imprimer son propre programme, dans un contexte où les marges de manœuvre financières resteront étroites. Ce cadrage budgétaire préparatoire s’inscrit dans une gestion prudente, notamment à l’aune d’une conjoncture économique nationale incertaine.
Maîtrise des dépenses et investissement avec un regard critique
Les adjoints aux finances actuels mettent en avant une maîtrise rigoureuse des dépenses de fonctionnement. Malgré une inflation qui aurait pu entraîner une hausse de 15,9 % des charges entre 2021 et 2025, la progression réelle n’a été que de 11,7 %. Cela témoigne d’une gestion financière mesurée, qui a aussi permis un investissement record de près de 96 millions d’euros sur la même période, dont plus de 25 millions en 2025.
Cet investissement annuel moyen de 19,2 millions d’euros dépasse nettement la moyenne des villes comparables, établie à 15 millions. Ce dynamisme souligné par les élus actuels est salué, même si certains acteurs politiques appellent à un « recadrage » de la gestion des effectifs et regrettent une insuffisance d’investissements adaptés aux défis futurs, notamment ceux liés à la transition écologique et aux infrastructures vieillissantes.
Les débats politiques autour de la fiscalité et du patrimoine communal
Les débats à gauche critiquent en partie les orientations budgétaires, estimant que la Ville n’a pas profité de taux d’intérêt historiquement bas pour renforcer ses investissements et préparer l’adaptation aux enjeux climatiques. Certains reprochent également une politique fiscale peu dynamique, avec une taxe foncière dont la base serait laissée à la dérive, ce qui, selon eux, alourdit la charge fiscale des habitants.
Face à ces critiques, les membres de la majorité rappellent que baisser la taxe foncière tout en augmentant les investissements impliquerait un recours massif à l’endettement, ce qui n’est pas souhaitable. Ils insistent donc sur un équilibre budgétaire sain, qui ne compromet pas la capacité d’action future de la commune. Le débat s’inscrit ainsi dans une tension classique entre maîtrise fiscale, investissements publics et bonne gestion des finances locales.
Gestion de la dette et perspectives financières pour l’avenir
Un point crucial du budget concerne la gestion de la dette, en particulier la dette « Boucheron » qui s’éteindra fin 2027. Cette échéance offrira une marge de manœuvre supplémentaire puisque le montant des remboursements annuels passera de 9 millions à 7 millions d’euros, libérant ainsi une enveloppe d’environ 2 millions d’euros.
Cependant, la Ville devra aussi composer avec les contraintes nationales, notamment une contribution attendue de 1,3 million d’euros en 2026 pour le redressement des comptes de l’État. Dans ce contexte, les élus insistent sur le fait qu’« il n’y aura pas de grand soir », c’est-à-dire pas de bouleversements brusques, mais plutôt une gestion prudente qui conserve des marges de sécurité permettant d’aborder l’avenir avec sérénité.
Pour aller plus loin sur les questions budgétaires et fiscales qui impactent les collectivités territoriales, des analyses détaillées comme celles proposées pour d’autres communes ou intercommunalités peuvent être consultées, notamment sur les avantages attendus des budgets 2026 pour les propriétaires ou encore l’adoption des derniers budgets intercommunaux sans hausse d’impôts locaux.
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