Depuis la présidence de Ronald Reagan jusqu’à celle de Donald Trump, les fondements financiers des États-Unis ont connu une transformation radicale vers un capitalisme autoritaire. Cette évolution est marquée par la dérégulation des marchés, une concentration croissante des richesses et des marchés financiers qui échappent de plus en plus à toute régulation efficace. Dans cet article, nous explorerons comment ces changements se sont opérés au fil des décennies, ainsi que l’impact sociopolitique de cette transformation.
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Les bases du capitalisme néolibéral sous Reagan
La présidence de Ronald Reagan, qui s’étend de 1981 à 1989, est souvent considérée comme le point de départ d’un nouveau modèle économique. La doctrine néolibérale, prônée par le président, a favorisé une dérégulation agressive des secteurs financiers. Cela a permis aux entreprises de maximiser leurs profits sans trop d’interférences de l’État. Le slogan “le marché sait mieux” a dominé les discussions économiques, laissant entendre que l’autorégulation du marché supplantait la nécessité d’une régulation gouvernementale.
Cette période a également vu une réduction drastique des impôts pour les plus riches et une diminution des dépenses publiques. En conséquence, cela a entraîné une augmentation des inégalités de revenus, jetant les bases d’une concentration de la richesse qui s’est accentuée au fil des décennies. Les bénéfices réalisés étaient souvent réinvestis dans des instruments financiers complexes, amplifiant la financiarisation de l’économie.
Le renforcement des marchés financiers dans les années 1990
Dans les années 1990, sous la présidence de Bill Clinton, la tendance vers une financiarisation accrue s’est intensifiée. La levée des restrictions sur les activités des institutions financières a conduit à la fusion de banques d’investissement avec des banques commerciales. Ce processus, connu sous le nom de consolidation bancaire, a exacerbé le phénomène de trop grande taille pour faire faillite, créant des entreprises financières dont la gestion échappait à toute forme de contrôle réglementaire.
Cette dérégulation a également facilité l’expansion des produits financiers dérivés, rendant les opérations de marché de plus en plus complexes et souvent incompréhensibles pour les investisseurs. Le krach financier de 2008 a été une conséquence directe de cette financiarisation, révélant les failles et les dangers d’une absence de régulation stricte.
De l’ère Obama à Trump : l’érosion continue de la régulation
Malgré les tentatives du président Obama d’introduire des réformes financières, comme le Dodd-Frank Act, l’esprit de la dérégulation était déjà bien ancré. L’élection de Donald Trump en 2016 a accentué ce mouvement. D’abord, son administration a levé de nombreuses restrictions introduites après la crise de 2008, renforçant ainsi la position des grandes institutions financières.
Au cours de cette période, le discours autour de l’argent et de sa circulation a également changé. Le capital est devenu de plus en plus mobile et insaisissable, éloignant les décisions économiques des sphères politiques et rendant difficile toute forme de régulation efficace. Les capitaux, alimentés par les technologies numériques et les cryptomonnaies, circulent à une vitesse sans précédent, défiant les législations nationales.
Les conséquences sociopolitiques du capitalisme autoritaire
La transformation de la finance au cours des dernières décennies a engendré des conséquences significatives sur le tissu social et politique. Les inégalités ont atteint des niveaux alarmants, suscitant un profond ressentiment parmi les classes populaires. Ce rétrécissement des perspectives économiques pour une grande partie de la population a contribué à la montée de mouvements populistes, tant à droite qu’à gauche du spectre politique.
En parallèle, ce système financier opaque et dérégulé alimente une perception de méfiance envers la démocratie et les institutions politiques. Les citoyens assistent à la concentration des pouvoirs économiques aux mains d’une élite, qui semble agir en dehors du champ d’action des électeurs. Ce phénomène soulève des questions sur la durabilité d’un tel modèle de capitalisme autoritaire à l’ère de l’information et des connexions numériques.
Pour une analyse plus approfondie des mécanismes du capitalisme autoritaire, découvrez cet article ici.

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