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Ferroglobe à Livet-et-Gavet : trois mois supplémentaires de chômage partiel suscitent l’inquiétude des salariés pour leur avenir

Depuis le 1er octobre 2025, l’usine Ferroglobe située à Livet-et-Gavet en Isère est à l’arrêt, avec ses deux fours hors service. Face à un marché du silicium fragilisé par les importations asiatiques et sud-américaines, la direction a décidé de prolonger le chômage partiel de trois mois supplémentaires, jusqu’au 31 mars 2026. Cette décision alimente une profonde incertitude parmi les 130 salariés du site, qui redoutent pour leur avenir professionnel dans une usine en difficulté.

Un contexte économique défavorable qui pèse lourd sur Ferroglobe

La production de silicium en Europe subit une pression concurrentielle sévère, notamment en provenance d’Asie et d’Amérique du Sud, détournant les flux commerciaux traditionnels. En effet, les taxes douanières imposées par les États-Unis ont modifié les circuits d’approvisionnement, favorisant l’importation de silicium extra-européen à moindre coût. Cette situation a directement impacté le site de Ferroglobe, qui ne parvient plus à écouler sa production dans des conditions viables.

Face à cette réalité économique, la direction a opté pour le maintien du chômage partiel, une mesure déjà en place depuis octobre 2025, afin de limiter les coûts tout en préservant la possibilité d’un redémarrage. Toutefois, cette stratégie traduit les difficultés persistantes du marché, qui freinent considérablement la relance de la production locale.

Incertitudes et inquiétudes grandissantes parmi les salariés

Les 130 employés de l’usine Ferroglobe vivent dans un climat de forte incertitude. Le prolongement du chômage partiel accentue leurs craintes quant à la pérennité du site industriel. Ils s’interrogent notamment sur la possibilité d’un redémarrage complet après le 31 mars ou, à défaut, sur les scénarios alternatifs, comme la réactivation partielle d’un seul four.

Patrick Champin, délégué syndical CGT et membre du Comité social et économique (CSE), exprime le sentiment d’angoisse partagé par ses collègues : « Nous espérions un redémarrage, mais la prolongation de trois mois nous place dans une incertitude totale sur l’avenir. Le risque d’une non-reprise totale engendrerait une catastrophe sociale pour tous. »

En outre, les salariés redoutent des licenciements économiques en cas de reprise partielle ou d’absence prolongée d’activité, évènement qui pourrait fragiliser durablement l’emploi dans la région.

Une situation parallèle dans d’autres secteurs industriels de la région

Le cas de Ferroglobe s’inscrit dans une tendance plus large de recours au chômage partiel dans l’industrie française, en particulier dans la région Rhône-Alpes. Par exemple, le site de Fibre Excellence à Saint-Gaudens fait également face à une menace de chômage partiel massive, traduisant les difficultés rencontrées par les filières industrielles dans un contexte économique chahuté. Pour plus d’informations, il est possible de consulter les analyses sur les mesures de chômage partiel prises pour sauvegarder l’avenir de ce site : menace de chômage partiel pour Fibre Excellence à Saint-Gaudens.

Plus largement, plusieurs établissements industriels isérois subissent des restructurations, comme le démontre la prolongation de chômage partiel déclenchée par Ferropem depuis septembre 2025, ou la situation de Soitec à Bernin, liée à la conjoncture du secteur électronique. Ces crises locales soulignent l’urgence d’une réponse adaptée aux défis actuels du marché industriel, en veillant à protéger l’emploi.

Des efforts maintenus pour préparer un redémarrage éventuel

Malgré l’arrêt complet de la production, le service maintenance de Ferroglobe continue de fonctionner afin d’entretenir et préparer les équipements, notamment les fours, en vue d’un redémarrage possible. Cette maintenance proactive est cruciale pour garantir une reprise rapide et efficace dès que le marché sera plus favorable.

Un Comité social et économique est programmé prochainement, dans lequel la direction devra fournir des précisions sur l’avenir du site et les perspectives pour les salariés. Ces échanges sont essentiels pour clarifier les plans d’action, répondre aux inquiétudes et envisager les mesures sociales adaptées à cette période de turbulence.

Pour mieux comprendre les décisions prises dans les sites similaires, il est recommandé de suivre l’évolution du chômage partiel déclenché dans l’Ain chez Ferroglobe, spécialisé lui aussi dans le silicium : chômage partiel chez Ferroglobe dans l’Ain.

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