En 2026, la différence de politique fiscale entre la France et l’Allemagne est particulièrement marquante. Alors que la France maintient et même renforce certaines taxes pesant lourdement sur les entreprises, l’Allemagne choisit d’alléger la pression fiscale pour favoriser la compétitivité de ses sociétés. Ce contraste soulève des questions majeures sur l’attractivité économique des deux pays et sur la stratégie de soutien à l’activité industrielle et commerciale en Europe.
Sommaire de la page
- Une fiscalité française marquée par une multiplication des taxes pesant sur les entreprises
- L’Allemagne privilégie des aides fiscales massives pour soutenir la compétitivité des entreprises
- Implications économiques et réactions des acteurs économiques
- Pour une fiscalité adaptée : enjeux et perspectives
Une fiscalité française marquée par une multiplication des taxes pesant sur les entreprises
En France, le budget 2026 prévoit environ 12 milliards d’euros d’efforts budgétaires supplémentaires, dont plus de dix milliards directement supportés par les entreprises. Parmi ces mesures, la surtaxe sur les bénéfices des grands groupes sera maintenue, apportant un poids considérable à la pression fiscale. De plus, la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), une taxe de production, ne sera pas supprimée comme initialement annoncé, conservant ainsi un coût significatif pour les sociétés.
Cette stratégie confirme la place de la France parmi les pays européens qui taxent le plus lourdement les entreprises. Selon François Ecalle, président-fondateur de Fipeco, en 2024, la France affichait un taux de prélèvements nets d’aides de 20,4 % de la valeur ajoutée pour les sociétés non financières, ce qui la situe au troisième rang devant des pays comme Chypre et la Suède, ces derniers incluant toutefois des contributions aux fonds de pension dans ce ratio.
L’Allemagne privilégie des aides fiscales massives pour soutenir la compétitivité des entreprises
En net contraste, l’Allemagne manifeste un engagement clair en faveur de ses entreprises en déployant un ensemble d’aides fiscales significatives pour stimuler la compétitivité. Le taux de prélèvements nets sur les sociétés non financières y est seulement de 11,8 % de la valeur ajoutée, bien en dessous de la moyenne française, traduisant une politique moins contraignante fiscalement.
Cette politique d’allègement fiscal vise non seulement à préserver l’attractivité du tissu industriel allemand, mais aussi à encourager les investissements et la croissance durable des entreprises. Ce dispositif renforce la position de l’Allemagne comme l’un des leaders économiques européens et reflète une volonté gouvernementale explicite de soutenir l’économie réelle plutôt que d’augmenter la charge fiscale.
Implications économiques et réactions des acteurs économiques
La disparité entre les deux approches fiscales a des répercussions directes sur l’environnement économique et l’investissement. Alors que les entreprises françaises expriment une certaine insatisfaction face à cette « potion amère » que représente la fiscalité lourde, elles observent avec envie les mesures allemandes, qui offrent des conditions plus favorables au développement et à la compétitivité.
Ce contexte soulève également des interrogations sur l’équilibre entre la nécessité de financer les dépenses publiques et la compétitivité des entreprises dans un environnement économique de plus en plus concurrentiel. Certaines initiatives françaises, comme la surtaxe ou la CVAE, sont perçues comme des freins potentiels à la croissance et à l’attractivité du pays, notamment en comparaison avec l’Allemagne.
Pour une fiscalité adaptée : enjeux et perspectives
Les débats autour de la fiscalité des entreprises évoquent également des sujets connexes, tels que la simplification des règles fiscales notamment dans des domaines émergents comme la fiscalité des cryptomonnaies. Par exemple, le budget 2026 pourrait apporter des éclaircissements visant à simplifier la conformité fiscale dans ce secteur, comme détaillé dans cette analyse.
Par ailleurs, certaines initiatives, comme le refus du Sénat d’adopter la taxe Zucman ou la limitation stricte de la fiscalité sur les holdings, témoignent d’une volonté d’éviter de nouvelles charges fiscales qui pourraient nuire à l’attractivité du pays. Plus largement, des ajustements portant sur la fiscalité des successions, des aménagements ou encore des dispositifs spécifiques illustrent une tentative d’équilibrer pression fiscale et soutien aux contribuables, comme expliqué dans ces articles de référence (ici, là, aussi ici).
Enfin, les analyses approfondies sur l’impact économique des choix fiscaux, notamment concernant le déficit public, la croissance et la fiscalité, contribuent à éclairer les décideurs pour envisager une trajectoire plus favorable à long terme, comme on peut le découvrir dans cette étude complète ici.
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