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François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche, propose de vivre au Smic en tant que président : « Un geste symbolique pour défendre une loi majeure sur la séparation de l’argent et de l’État »

François Ruffin, candidat à la primaire de la gauche, propose de vivre au Smic en tant que président : « Un geste symbolique pour défendre une loi majeure sur la séparation de l’argent et de l’État »

François Ruffin a officialisé sa candidature à la primaire de la gauche pour la présidentielle de 2027 en avançant une proposition audacieuse : percevoir un salaire au niveau du Smic s’il accède à la présidence. Ce choix est présenté par le député de la Somme non seulement comme un acte personnel, mais surtout comme un symbole fort destiné à promouvoir une réforme majeure visant à séparer l’argent et l’État. Cette démarche soulève un débat sur la probité, la corruption et l’exemplarité au sommet de l’État.

Un geste symbolique pour réaffirmer la probité au sommet de l’État

François Ruffin justifie sa volonté de percevoir un salaire au Smic, une première pour un candidat à la présidence, comme une question de probité. Selon lui, cette proposition vise à montrer clairement qu’il ne brigue pas la fonction pour des raisons financières mais pour défendre l’intérêt collectif. Dans un contexte où la corruption et les conflits d’intérêts semblent affecter la classe politique, illustré par les nombreuses affaires impliquant des ministres et hauts responsables, ce geste symbolique apparaît comme une volonté de rétablir la confiance des citoyens dans leurs gouvernants.

Il invite ainsi à la mise en œuvre d’une grande loi sur la séparation entre l’argent et l’État, une mesure qui engagerait l’État à se prémunir contre les influences financières et les malversations. Ce cadre légal pourrait renforcer les dispositifs contre la corruption et rétablir une forme d’exemplarité au cœur des institutions publiques.

Le contexte social et économique autour du Smic

Le choix de se fixer sur le Smic en tant que rémunération présidentielle interpelle dans un contexte économique où le salaire minimum a connu une hausse notable au 1er janvier 2026 (+1,18%) pour améliorer le pouvoir d’achat des travailleurs. Cette augmentation reflète la volonté du gouvernement de maintenir un minimum de bien-être pour les salariés les plus modestes, même si certaines contestations syndicales estiment qu’elle reste insuffisante au regard de la réalité des prix.

Par ailleurs, François Ruffin, qui est lui-même député payé au Smic, montre par sa propre situation un engagement incontestable envers cette catégorie socio-économique. Cette proximité avec la classe ouvrière se traduit dans sa campagne par une volonté de mettre en avant les problématiques du pouvoir d’achat et de la justice sociale.

Une proposition qui déclenche des réactions et controverses

La proposition de François Ruffin a reçu des critiques, notamment de la part de figures politiques opposées. Louis Sarkozy, notamment, qualifie cette initiative de « gauchisme démagogique », plaidant pour des politiques mieux rémunérées afin de valoriser la fonction présidentielle. Ces critiques mettent en question l’efficacité symbolique et pratique de cette mesure.

Cependant, Ruffin rétorque que le salaire présidentiel actuel ne prémunit pas contre la corruption, citant l’augmentation salariale conséquente accordée à Nicolas Sarkozy lors de son mandat, qui ne l’a pas empêché d’être impliqué dans des affaires judiciaires. Ce débat souligne l’importance de questionner le lien entre argent et pouvoir, thème central de la campagne de Ruffin.

Implications politiques de cette démarche pour la primaire et la présidentielle

Cette proposition singulière se situe dans un contexte plus large où la primaire de la gauche voit s’affronter plusieurs projets et sensibilités. François Ruffin souhaite ainsi incarner une ligne politique qui interpelle sur la remise en cause des privilèges et la lutte contre le capitalisme débridé. Il attire l’attention sur la concentration des richesses, affirmant que les dividendes des actionnaires atteignent des niveaux records tandis que la classe moyenne peine à s’en sortir.

Sa stratégie vise à rassembler la gauche autour d’un projet social et écologique fort, avant d’élargir à l’ensemble des Français. Le mode de rémunération affiché comme un acte politique illustre cette volonté de rupture avec la tradition et les normes habituelles du pouvoir, dans l’espoir de renouveler le lien entre les citoyens et leurs représentants.

Un appel à repenser la souveraineté nationale et la protection des intérêts stratégiques

En complément de sa proposition sur le Smic présidentiel, François Ruffin dénonce la vente d’actifs industriels stratégiques français à des entreprises étrangères, notamment américaines, ce qu’il considère comme une faiblesse grave pour la souveraineté nationale. Il met en garde contre un État qu’il voit « colonisé de l’intérieur par des intérêts privés », renforçant l’idée d’un pouvoir à défendre face aux lobbies et groupes financiers.

Cette critique s’inscrit dans son programme global de réforme des institutions et de la gouvernance économique. Selon lui, la protection des entreprises clés doit être une priorité, tout comme la reconstruction d’un État capable de résister aux pressions du capitalisme mondial.

Pour plus d’informations sur la rémunération au Smic, la situation en Suède ou les évolutions du salaire minimum en France, vous pouvez consulter des ressources détaillées sur l’augmentation du Smic en 2026 ou regarder les analyses économiques disponibles sur le salaire réel de François Ruffin.

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