Dans le Gers, la vie de deux jeunes agriculteurs, Maxence Alfonso et Yohan Casarin, illustre bien les défis actuels du métier. À 24 ans, Maxence gère seul une exploitation en agriculture biologique qui s’étend sur plus de 200 hectares. Malgré des centaines de bêtes à élever, il ne parvient qu’à dégager un maigre salaire d’environ 200 euros par mois, avec des semaines de travail à plus de soixante heures. Son voisin Yohan, quant à lui, travaille aux côtés de son père et fait face aux mêmes difficultés élevées par la conjoncture sanitaire et économique. Leur parcours souligne les obstacles liés à l’installation, la gestion financière et les crises sanitaires, notamment la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
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Un travail intense pour un revenu dérisoire
Maxence Alfonso incarne cette génération d’agriculteurs passionnés mais soumis à des conditions économiques sévères. Son exploitation biologique autour de Castelnau-d’Anglès comprend une centaine de vaches de race Blonde d’Aquitaine. Malgré ce potentiel, Maxence concède qu’il travaille plus de soixante heures par semaine pour un revenu mensuel d’à peine 200 euros. “Pendant quatre ans, je ne me suis même pas versé de salaire”, confie-t-il.
Cette réalité reflète un malaise plus global qui touche les jeunes exploitants, où l’effort quotidien n’est pas toujours synonyme de retour financier. Leur trésorerie reste fragile, avec des mois “dans le rouge” en permanence, et des relances d’impayés qui s’accumulent. Les charges à supporter continuent d’augmenter, alors que le prix de la viande ne cesse de baisser en grande distribution.
Les conséquences de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC)
Le contexte sanitaire complique encore davantage la gestion des exploitations. Depuis plusieurs semaines, la menace de la DNC plane sur la région, confinant les élevages et empêchant la vente normale des animaux. Maxence explique qu’aucun abattage n’a eu lieu dans le département, mais ses veaux initialement destinés à la vente se retrouvent bloqués et nourris quotidiennement, générant un coût supplémentaire sans rentrée d’argent.
Cette situation provoque une incertitude constante quant à la reprise normale de l’activité. Vacciné contre la maladie, Maxence attend l’autorisation théorique de vendre ses bêtes, ce qui ne peut intervenir qu’après une période de deux mois, si aucun nouveau cas n’émerge. Yohan rencontre des difficultés similaires avec ses soixante mères installées en association avec son père, et a dû chercher un emploi extérieur afin de compléter ses revenus limités.
Des installations laborieuses et un soutien insuffisant
Le parcours d’installation pour ces jeunes agriculteurs est loin d’être simple. Malgré les aides à l’installation, celles-ci sont minimes comparées aux lourds investissements requis pour maintenir et moderniser une ferme. Maxence et Yohan soulignent également le poids des procédures administratives incessantes, qui viennent alourdir un quotidien déjà chargé.
L’entraide reste une ressource précieuse dans ce milieu difficile. En effet, Yohan évoque son attachement au métier transmis par son père qui, malgré des années de combattant, a toujours vécu de l’agriculture. La passion et le soutien mutuel sont essentiels pour tenir face à une crise qui affecte l’ensemble du territoire gersois et la région Occitanie. Beaucoup d’agriculteurs plus âgés aspirent désormais à une retraite qu’ils voient comme une échappatoire.
Un secteur agricole en mutation et en quête de soutien
Les difficultés rencontrées par Maxence, Yohan et bien d’autres jeunes agriculteurs dans le Gers rappellent l’importance de repenser l’avenir agricole. Des initiatives collectives, comme des fermes partagées dans d’autres régions (plus d’infos), montrent qu’il est possible d’envisager des modèles alternatifs pour améliorer les revenus et la qualité de vie des exploitants.
Par ailleurs, la revalorisation du SMIC en 2026 pourrait avoir des répercussions sur l’agriculture, notamment en zone rurale et dans le Massif central (détails ici). Les agriculteurs peuvent aussi bénéficier d’exonérations fiscales dans certaines zones de revitalisation rurale (en savoir plus) et de dispositifs d’aide adaptés à leur situation (lire cet article).
Pour renforcer leur résilience, certains établissements bancaires, comme à Vazerac, s’engagent désormais à soutenir les agriculteurs plus efficacement face aux défis financiers qui s’imposent (découvrir).
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