À l’heure où le taux de chômage en France stagne autour de 7,9 % au quatrième trimestre 2025, très loin de l’objectif de plein emploi annoncé, plusieurs pays d’Europe du Sud connaissent une dynamique contraire. Le Portugal, l’Italie, la Grèce et l’Espagne, longtemps marqués par des taux de chômage élevés, affichent aujourd’hui une nette amélioration grâce à des réformes économiques profondes et des adaptations structurelles. Cette renaissance économique souligne une inversion des tendances traditionnelles et invite à une analyse plus fine des disparités européennes.
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Une amélioration notable du chômage en Espagne
L’Espagne amorce une véritable reprise avec un taux de chômage repassant sous le seuil des 10 % au dernier trimestre, une première depuis 2008. Cette amélioration significative est soutenue notamment par l’emploi issu de l’immigration, mais aussi par les réformes du marché du travail mises en place depuis la crise. Alors que le pays avait atteint des pics dramatiques avoisinant les 27 % de chômage, ces mesures ont permis une plus grande flexibilité dans les embauches et les licenciements.
Cependant, cette dynamique ne doit pas faire oublier la volatilité persistante de l’économie espagnole. En période de croissance, le chômage baisse rapidement, mais en cas de recul économique, il remonte tout aussi vivement. Cette instabilité souligne la nécessité pour l’Espagne de consolider ses acquis tout en continuant à renforcer la qualité des emplois créés pour éviter un retour à la précarité.
Recul structurel du chômage en Grèce et Portugal
Après une décennie marquée par une crise économique sévère, la Grèce parvient progressivement à réduire son taux de chômage. Le pays est passé d’un record de 28 % en 2013 à un taux désormais inférieur à 8 %. Ceci résulte d’un ensemble de réformes drastiques sous la pression du FMI et de l’Union européenne, incluant la baisse du salaire minimum, la flexibilisation des contrats de travail et l’affaiblissement des conventions collectives. Ces mesures ont, certes, un prix social élevé, mais ont permis de restaurer une certaine compétitivité.
Le Portugal, bien que moins souvent cité, bénéficie également d’une tendance positive en matière d’emploi, grâce à un contexte économique en amélioration et à des politiques publiques ciblées soutenant le retour à l’emploi. Ces succès contrastent avec la stagnation ou la hausse du chômage observée dans plusieurs pays d’Europe du Nord, témoignant d’un rééquilibrage inédit entre régions européennes.
Italie : un taux de chômage historiquement bas mais des fragilités persistantes
En Italie, le taux de chômage est descendu à 5,7 % en novembre 2025, un niveau inédit depuis vingt ans. Cette amélioration est largement attribuable aux réformes engagées par le gouvernement Renzi en 2014, qui ont introduit plus de flexibilité sur le marché du travail. Cependant, ces chiffres masquent des fragilités économiques et sociales durables.
La pauvreté reste largement répandue, affectant le pouvoir d’achat d’une part importante de la population. Par ailleurs, les femmes rencontrent encore des difficultés majeures d’accès à l’emploi, accentuant les inégalités. Cette situation appelle des politiques ciblées pour soutenir les populations les plus vulnérables et favoriser une croissance plus inclusive.
Des disparités marquées face à la montée du chômage dans certains pays nordiques
Alors que les pays du Sud enclenchent un redressement, certains pays nordiques comme la Suède et la Finlande voient leur situation se dégrader. La Suède, malgré un modèle de flexisécurité visant à combiner protection sociale et flexibilité du marché du travail, connaît une hausse du taux de chômage depuis la pandémie. Les jeunes et les personnes nées à l’étranger sont les plus touchés, indiquant des limites à ce modèle.
La Finlande occupe désormais le triste record du taux de chômage le plus élevé de l’Union européenne, dépassant même l’Espagne. Les contextes géopolitiques récents, comme l’invasion russe en Ukraine, ont fragilisé l’économie finlandaise, autrefois prospère, et mis en lumière les vulnérabilités de certains modèles économiques européens.
En France, cette montée du chômage s’accompagne d’une augmentation des emplois précaires et une dégradation du marché du travail réel, ce que révèle l’économiste Gilles Saint-Paul. Pour les cadres de plus de 50 ans, par exemple, la reconversion sectorielle devient une solution pour relancer leur carrière et atténuer les impacts du chômage : en savoir plus.
Par ailleurs, la jeunesse demeure particulièrement vulnérable face à cette problématique, ce qui nécessite des réponses innovantes comme le CDI révolutionnaire proposé par le MEDEF ou des politiques ciblées pour les pays en développement : découvrir le projet et comprendre l’enjeu mondial.
Malgré ces défis, des perspectives existent avec une volonté des autorités françaises et européennes de garder espoir pour 2026 et au-delà détails ici.
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