Un syndicat du secteur de la santé en Californie propose l’instauration d’un impôt spécial pour les milliardaires vivant dans l’État, en réponse aux coupes budgétaires d’envergure entraînées par la loi fédérale adoptée sous la présidence de Donald Trump. Cette initiative, qui pourrait être soumise à un référendum, vise à générer des revenus significatifs pour soutenir les services de santé et les initiatives sociales.
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Des millions en jeux : la nécessité d’un impôt spécifique
Les dirigeants du Service Employees International Union — United Health Care Workers West (SEIU-UHW) ont récemment lancé une collecte de signatures pour faire avancer leur proposition. Ils souhaitent atteindre les 900 000 signatures nécessaires d’ici aux élections de mi-mandat, où l’initiative pourrait être soumise à un vote populaire. Selon Renee Saldana, porte-parole du syndicat, cette démarche est indispensable pour répondre à l’urgence du contexte économique.
Les coupes annoncées par la loi budgétaire H. R.1, surnommée par Trump le « Big Beautiful Bill », prévoient des réductions fiscales favorisant les plus riches tout en entraînant des diminutions dans les programmes de santé et de couverture alimentaire. Pour le SEIU-UHW, il semble juste que les bénéficiaires des grandes baisses d’impôts contribuent au soutien des plus vulnérables.
Une mesure prometteuse mais controversée
La proposition d’impôt stipule que tous les milliardaires résidant en Californie à compter du 1er janvier 2026 devraient verser 5 % de leur fortune à l’État, avec la possibilité d’échelonner le paiement sur cinq ans. Les estimations financières réalisées par des économistes associés à la mesure indiquent qu’elle pourrait rapporter près de 100 milliards de dollars sur cinq ans, renforçant ainsi le budget des programmes comme le Medi-Cal, qui couvre 15 millions de Californiens défavorisés.
Cependant, certains milliardaires concernés s’opposent à cette mesure et évoquent la possibilité de quitter l’État. Par exemple, Peter Thiel, cofondateur de Palantir, a déjà manifesté son intention de déménager pour éviter ce nouvel impôt.
Les conséquences de la loi fédérale sur les coupes budgétaires pourraient aggraver la situation économique de l’État. Les réductions de soutien aux services de santé obligent les établissements à se restructurer, entraînant des mises à pied et des fermetures. Le syndicat argue que la mise en place de cet impôt pourrait compenser ces effects négatifs et assurer la continuité des soins.
Des recherches indiquent également que les milliardaires de Californie, dont la fortune collective a explosé, ne seraient pas incités à quitter l’État, car l’impôt ne s’appliquerait qu’une fois. Il est donc peu probable que la décision d’imposer les super-riches nuise à l’entrepreneuriat, puisqu’elle viserait seulement ceux qui ont déjà accumulé des richesses considérables.
Les tensions politiques autour de l’initiative
Le gouverneur californien, Gavin Newsom, fait partie des personnalités politiques qui s’opposent à cette initiative. Il estime que ce type d’impôt pourrait nuire à l’innovation et freiner l’activité économique de l’État. Newsom se déclare prêt à mener campagne pour convaincre la population du danger que représente cette proposition. Toutefois, si le référendum est approuvé, il ne pourra pas empêcher sa mise en œuvre.
La discussion sur cette initiative dépasse les frontières de la Californie, avec un soutien croissant dans tout le pays. Les préoccupations concernant l’accès aux soins de santé et les solutions durables pour aider les communautés défavorisées sont des sujets de plus en plus discutés à l’échelle nationale.
Conclusion : un tournant pour la fiscalité californienne ?
Alors que la dynamique autour de cette proposition d’impôt prend de l’ampleur, le résultat du référendum sera scruté de près. Il pourrait devenir un précédent pour d’autres États souhaitant s’engager dans des mesures similaires pour aider les habitants dans le besoin.

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